Deux ans après Wilderness, le nouvel album des instrumentistes iconoclastes français, Wanted men pourrait être la suite de la B.O. d’un western du début du siècle dernier, quand l’hémoglobine coulait en noir et blanc et que le sheriff faisait lever les bras des outlaws d’un simple geste de revolver. Aux sons des guitares fuzz, des ukulélés ou des banjos, quand l’harmonica crisse et l’accordéon s’emballe, l’imaginaire peut vagabonder dans les rues balayées par le vent de ces villes fantôme. Cohérent et parfaitement construit, cet album aux 17 plages, ce road- movie à dos de cheval propose une ballade dans un far west aux codes bien réels.